Jean-Marc Strauven
1976. Trois ans après la mort de son père, Simone Van Praet a quitté le bord du canal pour Woluwe. Quatre enfants, pas de métier, pas une heure à elle.Le mercredi après-midi, elle emmène les deux petits au musée. C’est grand, c’est chauffé, ça ne coûte rien. Elle s’assied devant la même vitrine, et finit par voir ce que les gens payés pour regarder ne voient plus.Une étiquette qui ne correspond pas. Une collection donnée dans les années cinquante. Un objet qui a un numéro, et pas d’origine.Elle n’est ni conservatrice ni policière. Elle a un enfant de quatre ans par la main, un vieux teckel au bout d’une laisse, et aucune qualité pour demander quoi que ce soit.Elle n’a aucune qualité pour ouvrir cette vitrine. Elle regarde à travers, tous les mercredis.Deuxième tome de la série Simone Van Praet, après Sans suite et avant Registre clos. Il se lit seul.Un roman policier belge : les rues, les bâtiments, les lois et les dates sont réels et vérifiés. Les personnages, non : aucun d’eux n’a existé.